Quand il chante un baiser, un baiser volé,
ou quand il nous dit que la vie ne vaut rien, rien,
nous, foule sentimentale,
on s’emballe !
Avec lui,
« on a soif d’idéal,
attirés par les étoiles, les voiles… »

Interprétation de la cover de l'album "C'est déjà ça", © David Scrima
Romanesque, rocambolesque et truffauesque,
Alain Souchon a tangué entre le cinéma et la chanson dans le panorama des années 80.
On se souvient de lui aux côtés d’Adjani dans L’Été meurtrier,
et aux côtés du somptueux trio Deneuve, Trintignant et Depardieu dans Je vous aime.
Alain Souchon c’est cet artiste qui est dans le partage
et qui n’est pas imbu de sa propre image.
Avec ses cheveux ébouriffés et ses déhanchés quelque peu démodés, il passe pour un gentil rebelle enjoué.

Portrait d’Alain Souchon, © David Scrima
Souchon a chanté seul et accompagné,
aux côtés de son grand ami Laurent Voulzy,
et en duo avec Véronique Sanson, qu’il chérit.
Il a chanté en syntonie avec une panoplie d’artistes attendris,
tels que Patrick Bruel et Francis Cabrel.
Avec ce dernier, ils répétaient:
« Quand j’aime une fois, j’aime toujours »...
Tel un artiste épanoui, Alain Souchon tend donc vers l’infini.
Celui qui a été étiqueté comme le « nouvel homme » de la chanson française
est resté ce personnage singulier,
qui ne semble pas chercher à se conformer,
mais plutôt à cultiver sa différence,
et c’est pour ça qu’il me plaît.
Avec lui, il n’y a pas de contrefaçons,
mais une grande et belle dévotion à la chanson,
cette sublime vocation !
Au long de son chemin de création, Alain Souchon dévoile, berce et ironise.
Une intelligence humble et discrète émane de ses chansons,
même quand il parle de sottise.
Il mise sur la légèreté ;
ses ballades nous effleurent comme une brise d’été.
