On dit souvent sur le ton de l’humour que les cinéphiles passent leur temps à regarder et à aimer des films d’auteur finnois et russes. Cette affirmation n’aura jamais été aussi fausse. Compartiment n°6, réalisé par le cinéaste Finlandais Juho Kuosmanenest très certainement la première grosse déception et fraude de cette sélection.
Adaptation du roman du même nom de Rosa Liksom paru en 2011, le récit nous compte l’histoire d’Irina, une femme finlandaise voyageant vers la Russie profonde afin de découvrir les pétroglyphes qui bordent la mer arctique.
Insipide, cliché, et au rythme douteux, Compartiment n°6 réussi l’exploit de faire passer un film d’étudiant de première année d’école quelconque pour un chef-d’œuvre digne de la palme d’or.
Construit sur le principe d’un voyage initiatique à bord d’un train, l’œuvre vient saborder son récit par l’intermédiaire de ses deux personnages principaux. L’un est le dur au gros cœur, l’autre la femme renfermée mal dans sa peau. Des stéréotypes datés que le réalisateur ne parvient pas à rendre intéressant et à moderniser.
Le problème principal du film ne vient cependant pas des personnages,mais du rythme choisi. On aura beau dire et chercher toutes les analyses du monde, un film d'une heure quarante qui paraît durer quatre heures, dénote un problème de fond que le long-métrage ne parvient jamais à gommer. Finalement, un trajet en train Paris-Roubaix vous semblera moins long et ennuyeux que Compartiment n°6.
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