© Jacques Pecnard

Ferré, on t’a tantôt pris pour un fêlé, 
pour un anar, pour un poète libéré…
Tu étais l’hiver et l’été, 
tantôt serein et enjoué, 
tantôt enragé, engagé. 
À la fois sauveteur et naufragé, 
tu semblais illuminé et égaré 
dans le vaste océan de cette vie houlée. 
Dans ton univers,
il y a la douceur et l’amer, 
la solitude et la mer… 
Comme un amer, 
tu es ancré dans les mémoires de tes confrères, 
des artistes de ton ère, 
et de celle-ci, où l’on erre !
Sur ton piano comme un bateau, 
tes idées tanguaient, 
tes mains gîtaient,
ton cœur chavirait… 
« Avec le temps va, tout s’en va » 
sauf ton génie, tes notes, et ta voix. 

© Gilles Poulou 

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