Par Valentin Homont

Il va sans dire que lorsque nous avons découvert la sélection de ce 74e festival de Cannes, Julie (En 12 chapitres) avait de quoi intriguer. Après le très mélodramatique Back home, Joachim Trier revient au Festival de Cannes après cinq ans d’absence. Verdict ? L’attente valait le coup. Le cinéaste norvégien nous plonge dans une œuvre à la liberté bienvenue et saisissante. Nous prenons un malin plaisir à observer la vie de cette jeune femme. Ses réussites, ses erreurs, ses doutes, ses passions ... Nous nous retrouvons avec un certain voyeurisme dans l’intimité d’une femme moderne qui s’assume et se révèle tout en ayant le bon goût de ne pas nous proposer une vision trop simpliste du combat féministe actuel.
Finalement, Julie (En 12 chapitres) se décline comme un voyage initiatique, une tranche de vie qui forge nos actes et caractères futurs. La psychologie et les sentiments du personnage principal sont d’une importance telle dans le bon déroulement du récit, que Joachim Trier décide de calquer ses intentions de réalisation sur les différents ressentis de la jeune femme. Le tout nous donne donc une œuvre poétique, onirique, voire même psychanalytique et sociale, très en phase avec notre époque plus que jamais malade et froide. Une froideur qui contraste avec la joie de vivre de Julie. Julie (En 12 chapitres) est un film qui saura vous donner le sourire tout en vous faisant découvrir un pays de cinéma trop peu représenté en France.