Portrait © Dominique Dève

Maurice Ronet renaît de par sa filmographie. Il incarne souvent des fins : dans La piscine, c’est la fin d’une amitié, dans Le feu follet, la fin d’une addiction, dans Plein soleil, la fin d’un amour.

Dans La piscine, sa mort subite crée davantage de tension et de malédiction.
Dans Plein soleil, la mort de son personnage révèle des vérités et des rivalités cachées.
Dans Le feu follet, la mort est le résultat d’une descente aux enfers. Dans ce film sublime, on suit le parcours d’un homme écorché vif, qui exprime une ivresse de vivre, une soif de vie qui enivre !

Extrait du film Le feu follet

Maurice Ronet avait une vie faite d’élan et de cran. Il n’avait pas mauvaise mine devant un acteur tel qu’Alain Delon, avec qui il formait un couple étonnant de mâles alfas à l’écran… Ce sont des hommes d’un autre temps qui n’avaient pas froid aux yeux et qui draguaient comme pour deux !
Ronet c’est aussi un homme fatal parti trop tôt, dans la soixantaine, dû à un cancer. Il a souvent incarné le mal sous des allures angéliques et il accrochait l’écran d’une façon magnétique et si l’on veut, prophétique. 

Extrait du film Plein Soleil

À mes yeux, Maurice Ronet a cette beauté qui perce tout en étant discrète. Même son jeu est discret : il incarne des personnages avec justesse, noblesse et prouesse. En somme, Ronet excelle sans cesse. 
Il transcende à mon sens la notion de talent, qui est un tas lent souvent tout-venant… Ronet a en lui ce quelque chose indescriptible qui frôle le poétique. Il projette cette poésie qu’il porte en lui sur l’écran et le vent en poupe le porte toujours vers l’avant !
Maurice Ronet est immortalisé par ses rôles poignants, qu’il a portés avec ardeur et douceur, fervemment, tout en restant élégant. 

Extrait du film La Piscine

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